"Je devrais commencer par le Yoga ou par le Pilates Reformer ?" C'est une des questions qu'on nous pose le plus souvent. J'enseigne les deux, alors je ne conseille jamais une discipline parce qu'elle est plus populaire qu'une autre. J'essaie d'abord de comprendre la personne : pourquoi elle veut commencer, comment elle se sent physiquement, ce qu'elle traverse en ce moment.
Quand orienter vers le Yoga
Si une personne me dit qu'elle est très stressée, qu'elle dort mal, qu'elle a besoin de ralentir ou qu'elle cherche avant tout un moment pour souffler, je vais souvent lui conseiller de commencer par le Yoga. Le Yoga apporte un vrai travail sur la respiration, la mobilité, la souplesse, la concentration et le relâchement.
Quand orienter vers le Reformer
Lorsqu'une personne souhaite reprendre une activité physique, renforcer son corps, améliorer sa posture, gagner en stabilité ou soulager certaines douleurs liées au manque de tonicité, je l'oriente plus facilement vers le Pilates Reformer. Grâce aux ressorts, je peux rendre un exercice plus accessible ou plus exigeant selon le niveau de la personne — ça convient aussi bien à quelqu'un qui débute qu'à une personne très sportive.
Beaucoup de personnes arrivent d'ailleurs au Reformer sur les conseils d'un kinésithérapeute, d'un ostéopathe ou d'un médecin.
Faut-il vraiment choisir ?
Non. Dans mon expérience, le Yoga et le Pilates Reformer ne s'opposent pas. Ils sont complémentaires.
Le Pilates Reformer développe la stabilité, le renforcement des muscles profonds et une meilleure posture. Le Yoga apporte davantage de mobilité, de souplesse, de respiration et de récupération.
Pour une personne qui pratique deux fois par semaine, je conseille souvent une séance de Pilates Reformer et une séance de Yoga. Le Pilates construit des bases solides. Le Yoga permet ensuite de gagner en mobilité, de relâcher les tensions et de récupérer.
Les besoins évoluent aussi dans le temps : certaines périodes demandent davantage de renforcement, d'autres nécessitent plutôt de ralentir ou de récupérer. J'essaie d'apprendre à mes pratiquants à écouter leur corps plutôt qu'à suivre un programme figé.