"Pilates Matwork ou Pilates Reformer, c'est pareil ?" Non. Je suis certifié sur les deux méthodes, et je ne choisis jamais l'une plutôt que l'autre selon la mode ou la popularité. Je choisis selon la personne que j'ai en face de moi : son niveau, ses objectifs, ses douleurs éventuelles, sa mobilité, son expérience du mouvement.
Le Matwork : la porte d'entrée vers les fondamentaux
Le Pilates Matwork est une excellente porte d'entrée pour comprendre les principes fondamentaux de la méthode : la respiration, le placement, le travail du centre du corps, la précision et le contrôle du mouvement. Il présente aussi un avantage important : beaucoup d'exercices peuvent ensuite être reproduits facilement à la maison, sans matériel.
Le Reformer : plus de possibilités d'adaptation
Le Reformer offre encore plus de possibilités d'adaptation. Grâce aux ressorts, je peux accompagner le mouvement lorsqu'une personne manque de force ou de mobilité, mais aussi augmenter progressivement la difficulté pour un pratiquant plus expérimenté. Je peux accompagner aussi bien une personne qui reprend une activité physique qu'un sportif qui souhaite améliorer ses performances ou compléter son entraînement.
Il n'y a pas une meilleure méthode. Il y a surtout une méthode plus adaptée à un moment donné.
Un cas qui revient souvent
Beaucoup de personnes arrivent avec des idées reçues. Certaines pensent que le Reformer est très compliqué parce que la machine paraît impressionnante. Après une première séance, elles découvrent au contraire que les ressorts accompagnent le mouvement et rendent certains exercices beaucoup plus accessibles qu'elles ne l'imaginaient : "je pensais que ce serait beaucoup plus difficile".
À l'inverse, d'autres imaginent que le Matwork sera plus simple parce qu'il ne nécessite pas de machine. Elles découvrent rapidement que travailler uniquement avec le poids du corps demande énormément de contrôle, de stabilité et de précision. Beaucoup finissent d'ailleurs par pratiquer les deux, parce qu'elles y trouvent des bénéfices complémentaires.
L'idée reçue la plus fréquente
"Je ne suis pas assez souple pour faire du Pilates." On ne commence pas le Pilates parce qu'on est souple : on le pratique pour développer progressivement sa mobilité et sa stabilité. Autre confusion fréquente : parce qu'on parle de "méthode douce", certains pensent que c'est facile. Douce ne veut pas dire facile — le Pilates, sous ses deux formes, demande énormément de précision, de contrôle et de concentration.